Les secteurs du portuaire et du transport maritime inquiets du manque de main d’œuvre

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Le manque de personnel ne concerne pas seulement le secteur du transport de marchandises par la route, mais aussi la filière du transport maritime : dans les villes portuaires de France, ce sera l’un des enjeux principaux des prochaines élections municipales de 2020, les chambres de commerce et d’industries comme les acteurs industriels du secteur en sont persuadés :  « c’est une pénurie de main d’œuvre qui a des répercussions sur bien d’autres secteurs économiques, qui dépendent du maritime », explique ainsi l’UMEP, l’Union Maritime et Portuaire du Havre.

« Un porte conteneurs ou un paquebot de croisière ne peut quitter le port que si l’ensemble des personnes capables d’assurer sa bonne marche sont sur place, à quai ou à bord », explique-t-elle. « La législation l’impose, pour garantir un transport maritime en toute sécurité, mais dans le contexte actuel où la pénurie de main d’œuvre touche de plus en plus de ports français, cela peut devenir un réel frein économique ».

 

« La France est la cinquième puissance portuaire européenne », explique la Direction des Ports et de la Navigation Maritime. « C’est le deuxième espace maritime au monde avec deux millions de kilomètres carrés, et 35 000 hectares de foncier. En volume de marchandises traitées, Marseille et Le Havre figurent au podium des 6 premiers ports européens, Marseille est le troisième port pétrolier du monde, Le Havre le dixième port de porte-conteneurs européens, et le port de Rouen le premier d’Europe pour les céréales. Dans ce contexte, on estime que près de 300 000 personnes à temps plein sont nécessaires pour faire tourner l’ensemble des activités maritimes associées aux ports français, 40 000 emplois directs dans les 7 grands ports maritimes de l’Hexagone, 90 000 emplois directs pour les activités industrielles développées sur ou à proximité de ces ports, plus 100 000 emplois indirects et 50 000 emplois induits ». Sur ces quelques 280 000 emplois évoqués, les deux tiers travaillent en zone portuaire et le tiers restant sur les navires.

 

« Pour ce qui concerne les équipages, qu’on parle de rouliers, de vrac, de porte conteneurs ou de voyageurs, le secteur manque de main d’œuvre disponible en ce moment pour pourvoir tous les postes dans les compagnies maritimes », explique l’Observatoire Economique et Statistique des Transports. « Nous cherchons à recruter du personnel navigant, en particulier des officiers mécaniciens et des officiers de navigation, car à certaines périodes d’activité intense, nous sommes parfois contraints de fonctionner avec des effectifs réduits, certains membres de notre personnel doivent même parfois renoncer à leurs congés faute de trouver des remplaçants, et cela devient un vrai problème quand vous avez des membres d’équipage qui n’ont pas pu quitter le bord depuis juillet », témoigne le Groupement des Armateurs et Agents Maritimes.

 

« Nous avons besoin de communiquer sur ces besoins en main d’œuvre, car la majorité des jeunes en recherche d’emploi ne savent pas qu’ils peuvent faire carrière dans l’industrie maritime », confirme l’Association des Agents et Consignataires de Navires. « Et parmi ceux qui savent, beaucoup n’imaginent pas pouvoir intégrer des équipages, ou pensent que les personnes à bord des navires viennent du bout du monde…. Très peu pensent spontanément à proposer leur candidature, l’auto censure est très forte dans cet univers. Pourtant, dès la sortie des études secondaires, on peut intégrer des équipages pour un salaire extrêmement attractif, certains postes très recherchés commencent à 40 000 € brut annuels… Evidemment, il faut accepter de partir plusieurs mois loin de chez soi, mais cela convient parfaitement bien à certains caractères que nous voulons recruter et pour cela, il faut communiquer. Ce sont des métiers de liberté et de découverte du monde, physiques et fatigants mais aussi exaltants ! ».

 

 

7 réflexions au sujet de « Les secteurs du portuaire et du transport maritime inquiets du manque de main d’œuvre »

  1. RAZAFIMAHEFA

    Bonjour,

    Je vous envoie ce mail pour demander plus d’information concernant les opportunités d’emploi maritime. Je n’ai as d’expertise dans le domaine seulement je suis très motivé à apprendre d’avantage et d’en faire un métier d’avenir. J’ai une grande passion également pour tout ce qui est travail maritime, le voyage ainsi que le travail manuel. Je suis prêt à m’investir dans le domaine et apporter mes connaissances et mes atouts personnels dans votre établissement.

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  2. C de POORTER

    Bonjour,
    Votre article est très intéressant, manque cruel de mains d’oeuvre dans le domaine portuaire et du transport Maritime… Pour ma part, je suis Breveté Capitaine 3000GT et Lieutenant Illimité.
    J’ai répondu à la plupart des compagnies qui apparaissent sur votre site (et ne suis pas le seul j’en suis certain) qui sont à la recherche d’Officier Pont. Mais à chaque fois le même discours, votre profil ne correspond pas…
    On trouveras toujours de bonnes excuses. La main d’oeuvre il y en a, et des gens qui veulent travailler aussi.

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    1. muller

      Bonsoir

      ta réflexion est très juste !!
      idem pour moi , plus de 100 CV envoyés , aucune réponse !!!!!!
      je ne sais pas ou ils ont été chercher leurs informations ?????
      bonnes recherches

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      1. Yassine

        Bonjour si  je suis à la recherche d’un embarquement  matelo sérieux je suis disponible immédiatement je  suis titulaire du certificat stcw au diplôme patrone de pêche 3 classe merci   

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  3. Kieckens

    Mon fils est en electro-mécanique et désespère de trouver un stage a bord d’un navire. Stage obligatoire pour la validation de son cursus scolaire. Il est premier de sa classe et pourtant les portes restent fermées. Parler de la désertification de la profession dans ces conditions n’est donc pas étonnant.

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  4. Offmec

    Bonjour,

    En effet je suis navigant depuis 2010 et cette « pénurie de main d’oeuvre » paraît un canular quand on voit le nombre de jeunes inscrits qui peinent à trouver des embarquements…

    Certaines compagnies maritimes trouveraient peut-être plus de personnel qualifié si elles considéraient plus leurs navigants: salaires, respect des temps d’embarquement, vivres, matériel pour travailler. ..

    Pourvu que ce ne soit pas un nouveau prétexte pour former à la pelle des officiers et avoir le choix devant le buffet que proposent les ENSM! Ou encore pour mettre les jeunes en concurrence avec la main d’oeuvre étrangère et faire baisser ainsi leurs exigences.

    Mais il ne faut pas trop noircir le tableau, peut être allons nous finalement vers du meilleur pour le marin au commerce?

    Bon courage à tous les chercheurs d’emploi, on finit par trouver!

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  5. ALIN

    Bonjour,
    Matelot 250, CFBS depuis 2017, inscrit aux Affaires Maritimes, convoyage catamaran 600 pour CATLANTE MARTINIQUE /CORSE en 2019. En formation 750 kW septembre à février 2020.
    Je suis en recherche d’un enrôlement pour validation objectif Capitaine 200UMS.
    Grande expérience en navigation plaisance.
    Très cordialement.
    Michel ALIN

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