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ACTIVITE PORTUAIRE : « UNE DÉPRIMÉE COMBATIVE »



La combativité des ports français

 

Alors que les ports français souffrent du ralentissement des échanges (moins 6% à Marseille-Fos, moins 9% au Havre) et d’une image dévalorisée par les grèves du début d’année, ils ne sont pas seuls à faire les frais de la crise mondiale. Anvers, coutumière de taux croissance à 2 chiffres affiche aujourd’hui une progression qui ne dépasse pas 3,1%. Face à un avenir incertain, conduisant la société de courtage Barry Rogliano Sales à déclarer qu’il est « difficile de se risquer à la moindre prévision » les ports français font néanmoins preuve de combativité.

Pendant que Dunkerque boucle les premiers mois de l’année avec une hausse de 10% (35.05 millions de tonnes), Brest annonce un plan de développement (150 millions d’euros) visant à accueillir une augmentation du trafic de conteneurs et l’arrivée des prochains navires de grande taille. Souhaitant conforter sa position de pôle international de réparation navale, le port entend valoriser « une excellence professionnelle unanimement reconnue ». De même, au Havre où le trafic reste en chute, les dockers se disent prêts à prendre un « nouveau départ », armateurs et agents portuaires se disent confiants et le syndicat des transitaires juge réalisable d’atteindre l’objectif de 3,5 à 4 millions d’EVP au cours des trois prochaines années. « S'il n'est pas aisé de prévoir quand le marché reprendra des couleurs, il est intéressant de constater que certains armateurs ont choisi de réinvestir », confie Jean-Bernard Raoust, président du groupe Barry Rogliano Salles, au journal Le Marin. CQFD ?

FL/COMTOSEA pour Clicandsea

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