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CONFÉRENCE CLICANDSEA : ENERGIE MARINE RENOUVELABLE



Emplois conséquents, métiers dans le vent !

 

Alors que la demande en énergie devrait augmenter de 45% d’ici 2030, les EMR sont considérées comme une réponse sûre et inépuisable. En termes d'emploi et de métiers, elles représentent déjà une nouvelle voie. Et de fortes promesses.

Alors que la demande en énergie devrait augmenter de 45% d’ici 2030 avec plus de 45% d’émission de CO2, les EMR sont une réponse aujourd’hui considérée comme sûre, inépuisable et prévisible. D’ici 2020, la puissance des énergies marines installées en Europe sera de 3,6 GW. D’ici 2050, elle devrait atteindre 188 GW, fournissant alors 15% des besoins en électricité. En termes d’emploi, l’impact sera à la fois direct, indirect et généralement fort, notamment en France où vient de se terminer le premier appel d’offre lancé par les pouvoirs publics.

800 000 emplois à l’horizon 2050

Selon les pronostics, ces installations devraient induire « 66 000 emplois (dont 26 000 emplois directs) d’ici 2020 et 785 000 (dont 314 000 emplois directs) d’ici 2050 », explique Philippe Gouverneur, président de ENR Conseil, auteur de « Energies marines : questions-réponses » et ancien président du Comité Eolien off-shore du Syndicat des Energies Renouvelables. A en croire les prévisions de l’European Water Association (EWA), à lui seul l’éolien devrait représenter 479 000 emplois d’ici 2030 en Europe, dont 294 000 en off-shore

Des métiers en plein essor

Les métiers traditionnels tels qu’ingénieurs, transporteurs, techniciens, mécaniciens, plongeurs professionnels seront de la partie. Mais « certains métiers devront probablement s’adapter en s’appuyant sur l’expérience de l’Off-shore », précise Bastien Voluer, technicien chez JIFMAR Offshore Service. A titre d’ exemple, ce devrait être notamment le cas des métiers dédiés à la surveillance sous-marine des installations des sites éoliens. Plus généralement, le métier de « technicien de maintenance éolien » - effectuant maintenance préventive, dépannages électrique, hydraulique et mécanique - est déjà en plein essor. Transformer l’énergie éolienne en géant devrait également nécessiter le recours à des centaines de météorologues pour identifier les meilleurs sites. En France, les formations aux métiers de l’éolien existent déjà. A titre d’exemple, l’IUT de Nîmes propose un DUT Génie mécanique et productique (deux ans) orienté sur la mécanique, de la conception à la fabrication de produits industriels. Bon vent aux métiers de l’éolien et à ses actuels candidats !

Encadré : les énergies renouvelables extraites du milieu marin

  • Marémotrice : exploitation de l’énergie potentielle des masses d’eaux mues par la marée (nécessite un barrage ou bassin de retenue)
  • Hydrolienne offshore ou en estuaire : exploitation de l’énergie cinétique des courants de marées ou océaniques (via une turbine)
  • Houlomotrice : exploitation de l’énergie des vagues
  • Thermique des mers (ETM): exploitation de la différence de température qui peut exister entre l’eau de surface et celle de fond (20°C)
  • Osmotique : exploitation de la différence de salinité entre deux masses d’eau
  • Algale: Biocarburants
  • Eolienne Offshore : exploitation des vents marins .

 

Pour en savoir plus :

Articles Clicandsea sur les EMR :

Intervenants à la conférence :

  • Boris FEDOROVSKY, conseiller technique et affaires économiques, responsable du Comité Energies marines renouvelables du GICAN
  • Philippe GOUVERNEUR, Président de ENR Conseil, ancien président du comité Eolien off-shore du Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et auteur de « Les Eoliennes en mer : questions-réponses » (-(Editions du Cherche Midi – Janvier 2012)
  • Brigitte BORNEMANN et Christopher LONGMORE, dirigeants de www.mer-veille.com et energiesdelamer.blogspot.com.

 

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