LA CLIMATOLOGIE A 150 ANS !
On célèbre actuellement à Dublin le 150e anniversaire de la publication d’un article scientifique fondateur de la climatologie.
En effet, le 30 septembre 1861, John Tyndall, physicien irlandais publiait un papier au titre peu accrocheur : «On the Absorption and Radiation of Heat by Gases and Vapours, and on the Physical Connexion of Radiation, Absorption and Conduction» dans The London, Edinburgh, and Dublin Philosophical Magazine and Journal of Science.
Le physicien, qui a attribué l'effet de serre à la vapeur d'eau et au dioxyde de carbone (CO2), estime que toute variation de la quantité de ces deux gaz produira des effets sur le climat. Il ne sera pas démenti. A commencer par Svante Arrhenius, célébrissime chimiste suédois, prix Nobel en 1903. Le futur directeur de l'Institut Nobel de chimie-physique s'acharne à expliquer le cycle des glaciations. Sa thèse est simple : le climat varie en fonction de la concentration dans l'atmosphère "d'acide carbonique". En 1896, il déclare qu’en réduisant de moitié la concentration de CO2, la température moyenne régnant en Europe baisserait de 4 à 5°C. En s’appuyant sur ces travaux, un autre physicien suédois, Arvid Högbom, évalue alors la température moyenne globale dans le cas, saugrenu à l'époque, où la concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère doublerait ! Résultat : la température moyenne globale augmenterait de 5 à 6°C.
A partir de là, pronostics et conférences internationales se succèderont, marqués par trois événements majeurs : la création, en 1968, du programme de recherche sur l'atmosphère globale (Garp) lancé par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Conseil international pour la science (CIS) ; la première conférence sur le climat, en 1979, lancée par l’OMM ; et la création, en mai 1987, du système d'évaluation scientifique sera placé sous la tutelle des gouvernements (le Giec) sous l’impulsion conjointe de l’OMM et du PNUE (programme pour l’environnement des Nations Unies). Depuis sa naissance, le Giec a notamment produit 4 rapports d'évaluation dont les conclusions n'ont jamais démenti les découvertes des pionniers de la climatologie. Cet échauffement provoquera une montée du niveau des mers estimée entre 20 et 140 centimètres. Le scénario de Arvid Högbom est toujours d'actualité.
FL/COMTOSEA pour Clicandsea
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